ENGRANA®

Engrais organique intégral

utilisable en Agriculture Biologique

La vie des sols : ... les sols de la vie !

L'observation de l'activité agricole au cours des neuf ou dix millénaires de son histoire permet d'établir un double constat.

 

Dès le départ, l'intervention humaine a bouleversé l'état originel des sols, en imposant la concentration de plantes, ou d'animaux, sur une surface déterminée.

 

Mais à long terme, l’agriculteur a aussi su entretenir et fertiliser les sols cultivés, choisir les espèces les mieux adaptées au territoire dont il disposait (surface, climat, qualité du sol...) et il a veillé  au fragile équilibre des inter-relations de son environnement par la création de "terroirs". Cet agriculteur-là est un "paysan", parce qu'il a compris l'importance de son lien au sol, au "pays".  

 

L'impact des activités humaines a malgré tout provoqué la disparition de deux milliards d'hectares de sol en 10 000 ans, dont un milliard au cours seulement des 60 dernières années. Aujourdhui comme hier, certaines pratiques culturales ont pour conséquence une perte de revenus pour les agriculteurs, une réduction de leur autonomie, et, pour la société, une menace de crise alimentaire.

 

Pour répondre au spectre de cette crise, les marchés des produits agricoles se sont organisés, puis mondialisés et ont ainsi glissé des mains des agriculteurs vers celles des businessmen. 

 

Le monde agricole a progressivement perdu ses repères, ses valeurs, et l'échelle de sa viabilité s'est considérablement modifiée. Le lien au sol s'est distendu. Il  a même parfois disparu, dans le cas de cultures industrielles "hors-sol". Pourtant, notre civilisation dépend en grande partie des phénomènes invisibles qui se déroulent sous nos pieds : les micro-organismes du sol y représentent plus de 80 % de la biomasse de notre planète, ils assurent un maillon essentiel de la chaîne biologique et s'activent à  maintenir  les sols vivants.

 

Agriculteurs, jardiniers, notre responsabilité est engagée dans la disparition des sols et des nappes phréatiques causée par les polluants issus de la chimie de synthèse et des méthodes de travail irrespectueuses.

 

Il incombe désormais à chacun de connaître et respecter la terre comme étant un milieu vivant, fonctionnant comme un organisme. Il apparaît indispensable d'observer le sol à mettre en culture, de comprendre ses exigences, celles des plantes, avant de se lancer dans l'application de protocoles  standardisés de cultures, de travail du sol ou de traitements.

La vie des sols : un univers invisible

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Eléménts de Microbiologie des sols

 

Dans la chaîne micro-biologique des sols, une moitié environ de l’activité de décomposition est assurée par une foule d’organismes de très petite taille, dont :

 

- des champignons : avec d'autres petits organismes décomposeurs, ils dégradent la lignine et la cellulose.

- des bactéries et des actinomycètes : ils poursuivent la réduction en digérant la matière organique puis servent à leur tour de nourriture à des consommateurs secondaires (d'autres bactéries et actinomycètes).

 

Ces organismes consituent la flore microbienne de décomposition (FMD).

 

L’autre moitié de l’activité biologique, nommée flore microbienne associée (FMA), est composée également de champignons, d’actinomycètes et de bactéries aérobies. Son rôle est de nourrir les plantes en se greffant sur leurs racines. La FMA reçoit en échange des substances organiques participant à sa nutrition et à son développement.  Son activité est inhibée par le développement de la FMD, qui émet dans le sol des substances enzymatiques, souvent à la suite d'un excès de matière organique dans le sol.

 

Par le biais des poils absorbants des racines sur lesquels elles se collent, les bactéries associées transmettent aux plantes les nutriments minéraux qu'elles ont solubilisés. Ces bactéries ne viennent pas par hasard au contact des plantes. Elles répondent à un signal chimique ou organique, émis par la plante au niveau de ses poils absorbants et reconnu par telle ou telle famille de micro-organismes.

 

Bien qu’elles se situent dans la zone de stockage argilo-humique, ces bactéries associées (ou bio-oxydantes) ont besoin d’air pour synthétiser les nutriments. Il leur est donc nécessaire de disposer d’un sol aéré régulièrement en période de végétation ou de production.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

    Zoom sur un acteur essentiel :  le Mycélium

 

Le mycélium est la partie végétative des champignons ou de certaines bactéries filamenteuses comme les actinomycètes. Il est composé d'un ensemble de filaments qui se répandent dans le sol. 

 

Le mycélium sécrète des enzymes qui participent à la décomposition de la matière organique, essentiellement la lignine et la cellulose. Il est un acteur important du cycle du carbone (il en relâche dans l'atmosphère et il en met en réserve dans le sol). Il améliore l'absorption de l'eau et des nutriments (dont les sels minéraux et des antibiotiques) par les plantes, notamment si celles-ci disposent de mycorhizes.

 

En conditions climatiques défavorables, le mycélium est capable de suspendre sa croissance puis de la reprendre, même après plusieurs années.

 

Il se dissémine sous forme de réseau dense, surtout dans les sols riches en matières organiques, à la vitesse de 1 km par jour (filaments de 0.010 millimètres). Dans les sols non perturbés, sa surface est capable de couvrir des centaines d'hectares et sa durée de vie peut atteindre plusieurs milliers d'années.

 

Le mycélium a aussi pour effet de protéger les racines de prédateurs, comme les nématodes.

 

Les bactéries et les actinomycètes complètent le tableau, en fournissant aux plantes la majorité des autres nutriments essentiels, en l’occurrence : sels minéraux, oligo-éléments et protéines (améliorent l’immunité de la plante).

 

L’action de nutrition dans un sol vivant doit être équilibrée entre les champignons (mycélium), les bactéries et  les actinomycètes. Tout déséquilibre affecte l’état sanitaire de la plante, donc peut compromettre la qualité de sa production.

L'équilibre avec ENGRANA®

Le point d’équilibre du sol vivant

oscille entre

son niveau d’activité biologique

et son potentiel nutritionnel.